L'EQUILIBRE DES GENRES

(une notion à ne pas simplifier au service d'utilisations égoistes)

 

 

On parle beaucoup de cette guerre des genres presque comme s'il s'agissait d'une réalité tangible, à croire qu'on voudrait la semer...

 

 

En ce qui me concerne et ce que je vois dans ma réalité; oui, il y a des femmes dominées par des hommes, il y a aussi des hommes dominés par des femmes, des hommes dominés par des hommes et des femmes dominées par des femmes... Des groupes d'hommes et de femmes opprimés par des groupes d'hommes et de femmes, donc en fait, des êtres et groupes d'humains plus ou moins opprimés et plus ou moins oppresseurs de différentes manières selon les situations. Il n'existe pas un groupe réel qu'on peut appeller "les Hommes" ou les individus se seraient tous mis d'accord pour mettre en oeuvre un plan d'action pour la relation avec un groupe opposé qui serait "les Femmes". Mais bon... passons.

 

 

Face à cette guerre des genres sous-jacente (cotoyant l'amour des genres bien entendu..), il est nécessaire d'aller au dela des pseudos-solutions cachant des pulsions non résolues. Un matriarcat pour remplacer un patriarcat, un féminisme pour remplacer un machisme revient à changer de couleur un même dysfonctionnement. De plus, un patriarcat peut tres bien utiliser un matriarcat pour vitrine... bref.

 

- Oui... vrais, on est vite ridicule, hein... t'inquiètes pas va, j'me connais...

 

On entends de plus en plus parler du mythe du féminin sacré comme solution ultime, supercherie séduisante mais dysfonctionnelle. Le féminin sacré n'est pas mieux ou moins bien que le masculin sacré et ne sont d'ailleurs pas l'apanage d'un genre en particulier. Ce sont deux énergies complémentaires, l'une d'accueil permettant la régeneration et le partage d'amour passif et l'autre d'action permettant de mettre en oeuvre l'amour par les changements nécessaires à chaque instant, ils sont aussi indissociables que le couple effort/récupération de l'activité physique. Ces deux énergies sont présentes dans leur forme positive dans les deux genres. Elles sont juste réparties différement, non seulement dans les genres mais dans chaque individu. Peut être est il donc plus judiceux de les appeler "tempérament yin" et "tempérament yang" afin d'éviter des confusions et reprises par l'égo et ainsi éviter des debats et détournement puériles, ignorants de ces concepts ne menant à rien de véritablement constructif.

 

 

Voyons la notion de masculin/féminin négatif, et positif. Cette notion est très bien développée par Véronique Baudoux que je remercie pour la qualité de son travail en la matière, du moins le peu que j'ai pu en voir pour l'instant.

 

 

Masculin-féminin comment retrouver l'équilibre -merci-

 

 

Pour simplifier grandement, tout individu à en lui des énergies yang et yin, ici appelées énergies masculines et féminines. Elles peuvent se manifester de facon positive, soit harmonieusement pour soi et les autres; ce sont alors les tempéraments masculins et féminins positifs, les fameux masculins et féminins sacrés. Ce sont les tempéraments permettant une vie relationnelle et sociale harmonieuse pour tous. Y sont associée l'accueil et la douçeur et bien d'autres qualités pour le coté yin-féminin sacré, le courage et la capacité d'action nécessaire entre autres pour le coté yang-masculin sacré. Les cotés yang-masculin et yin-féminin négatifs correspondent eux, respectivement à une domination agressive, et de l'autre côté à la manipulation et la soumission au détriment de l'être.

 

 

On parle tres souvent de manière culpabilisatrice, presque comme une castration, d'une domination du masculin négatif dans le prototype dysfonctionnel de société actuel. C'est une vision fausse qui trouve son engouement dans l'émotionnel engendré par les actes inacceptables d'une minorité d'hommes.

 

 

Non, le problème sexiste actuel (entre autres) découle de la manifestation du masculin négatif mais conjointement au féminin négatif (tempéraments yin et yang négatifs) et ce, dans les deux genres. Autrement dit, il y a une manipulation perniceuse avec une agressivité dominante sous-jacente ou exprimée au service d'égos en désir de pseudo-puissance, domination d'autrui à ses dépends.

 

 

L'équilibre des genres se trouve donc, sans dogmatisme réducteur et limitant, mais en permettant à chacun, chacune, de se réaliser en accord avec l'être et donc avec les principes du vivant au bénéfice de tous. Il s'agit donc de bien comprendre qu'hommes et femmes sont egaux en droit et qu'ils ont la pleine souveraineté de leurs choix propres mais de considérer dans l'élaboration de la structure sociale* l'évidente différence de morphologie et de physiologie entre hommes et femmes et ce qui en découle, en ne dérivant pas, là encore, dans la mauvaise foi.

 

 

 

* rappel: c'est une structure de service pour l'humain, ni plus ni moins